Les grandes histoires ne finissent jamais.
 
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Le Printemps est de retour et les températures se réchauffent ! Allez profiter des jeunes rayons de soleil !
L'heure tourne, Armadon place ses cartes, la roue du Temps se met en route ; ces terres font un bond dans leur destin, et E'drid est toujours là pour les regarder.
E'drid se demande qui de l'oeuf ou du dragon est apparu le premier. E'drid ne le sait pas.
Quand ils s'approchent de Sancyria, les êtres "maléfiques" ou appartenant à des races considérées comme tel sont pris d'étourdissement, de vertiges et d'un effroyable besoin de fuite à l'instant même où ils entrent dans le halo de lumière.
Quand La Puissance se Déchaîne ! Aujourd'hui, nous discuterons avec un petit tas de cendres à propos des risques encourus lorsqu'on attaque un Mage avec un gourdin.
Si vous voulez un bon repas, cherchez un aubergiste. Trempez-le tout de même toute une nuit dans le lait avant, cela évacuera la crasse.
E'drid sait qu'il existe beaucoup de divinités. Des grandes, des petites, des écailleuses. E'drid se demande pourquoi on en parle pas plus.
Moi j'ai un rêve.
Il a un rêve.

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 Embarquement

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Noble

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Localisation : Dans l'archipel à l'est de Solitude, dirigée par le seigneur Kerros

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MessageSujet: Embarquement   Lun 9 Avr - 16:00

Embarquement

Ce fut le remue-ménage des pensées de l'Oiseau qui la réveilla. Elle ouvrit un demi-œil sur la tâche de plumes noires, émergeant lentement. Au vu de la lumière qui envahissait la pièce et de la rumeur provenant du dehors, la matinée était déjà bien avancée. Mais elle ignora le soleil et préféra se retourner dans ses draps. L'Oiseau, qui espérait enfin la voir debout, vint lui picorer l'épaule et lui asséner l'esprit des souvenirs de la veille.
Quand elle fut enfin assise, les yeux ouverts et la tête à peu près claire, son esprit se mit à tourner. Appuyée par l'Oiseau, elle prenait conscience de la folie de ses projets: elle voulait embarquer sur un bateau inconnu, sans aucune recommandation, dont elle ne savait rien si ce n'était le capitaine. Si bel et bien il était capitaine. Comment pouvait-elle leur accorder une quelconque confiance? Qui dit qu'ils la mèneraient à bon port? L'argent n'était même pas une garantie. Ils pouvaient très bien la dépouiller une fois à bord. Argent demandé en quantité, et à l'avance; pour être sûr du butin. Pourquoi une telle somme sinon? Il avait parlé de risques hier, non? Quels risques? Elle ne demandait pas grand chose et n'était pas source de danger. Pas une criminelle, pas de nature maléfique, pas impliquée dans un quelconque conflit. Même pas connue sur le continent! Alors quoi? Remarquez, si l'équipage n'avait pas de recommandation, elle non plus. Elle n'avait rien dit d'elle-même, pas sûre de l'histoire à raconter. La conséquence en était peut-être ce prix élevé? Elle avait beaucoup moins bien négocier que ce qui lui avait semblé la veille.
Son ventre vide la rappela à l'ordre et la poussa à se lever. Mais elle continua à cogiter en s'activant machinalement. En se débarbouillant elle jugea de la fiabilité du personnage, se remémorant ses manières trop policées pour un homme de taverne. En démêlant sa natte elle s'imagina passer plusieurs jours enfermée dans une cabine, si près de l'océan et pourtant tenue à l'immobilité. En s'habillant elle songea au confort qu'elle devrait abandonner, puis reconquérir. En s'ornant de bijoux elle s’interrogea sur leur valeur, combien de pierres pour une traversée? En parcourant les couloirs jusqu'aux cuisines elle s'inquiéta de l'accueil que lui réservait le continent. En mordant dans une tourte elle se désola de la stabilité des Ilissois. Parmi tous les voyageurs qui accostaient sur l'île, pas un ne restaient et Ilis rebrassait encore et toujours la même population. Il n'y avait qu'elle et l'Oiseau qui n'avaient pas leur famille ici.
Elle mangeait pensivement lorsqu'elle entendit la voix enjouée de Cléïce à l'autre bout des cuisines. Un sentiment de remord gêné l’étreignit alors et elle s'enfuit sans demander son reste, de peur de croiser le blaireau et sa moitié.

Ils avaient passé la journée à errer, tiraillés entre l'appel d'ailleurs et l'insécurité à laquelle ils s'exposaient. Les rôles s'étaient même inversés: c'était désormais l'Oiseau qui devait vanter les bienfaits du voyage pour contrer aux doutes de sa sœur d'âme.
Au déclin du soleil, ils étaient toujours indécis. Certes, ils voulaient quitter l'île. Mais était-ce le meilleur moyen? Un silence s'installa entre les deux moitiés, ils avaient fait le tour des arguments. Le pour et le contre avaient été pesés plusieurs fois. La question était ailleurs.

«
On y va.» Ce fut l'Oiseau qui imposa cette décision dans leurs esprits. Tant pis pour les raisonnements sages et logiques, ils ne perdraient pas cette occasion.
D'un seul mouvement, ils se mirent en action. Robes et bijoux furent abandonnés pour un pantalon et une chemise en toile solide, empruntée à Arbois. Des coffres de celui-ci, elle sortit également un sac de voyage en cuir qu'elle bourra de quelques vêtements et d'une paire de bottes souples. Puis ils dénichèrent les comptes que tenait amoureusement leur protecteur. Y était inscrit toutes ses transactions d'argent, et notamment celles occasionnées par le voyage de Kerros à la capitale. Sans se laisser impressionner par le montant, ils remplirent une bourse du double, vidant les réserves d'Arbois. Voyant la chambre vide, elle eu un pincement au cœur et griffonna sur un papier: «Vends bijoux et robes». Elle le volait un peu moins ainsi.
Enfin, elle glissa quelques pièces et une parure d'émeraudes dans son corset. Ils en auraient besoin une fois à terre.

Ce n'est qu'a la tombée de la nuit qu'elle traversa les remparts de la cour, cape sur les épaules. Elle fourra un tronçon de viande séchée dans la sacoche après un détour aux cuisines, puis dévala la ville en suivant l'Oiseau qui planait devant elle.
Lorsqu'ils aperçurent les navires accostés dans la baie ils ralentirent. "Au bout des docks" avait-il dit. Bien. Les pieds brûlants et le cœur battant elle cacha sac et daemon sous sa pèlerine et s'engagea sur les quais du ports, rasant les murs. Quelques marins s'activaient ici et là mais la populace habituelle été déjà partie. Certains bâtiments s'ornaient de lanternes qui semblaient indiquer le chemin jusqu'au bout du quai. Ils le suivirent avec une excitation sourde mélangée à de l’appréhension.
Au bout des quais, là où les bateaux se faisaient pus rares, elle ne trouva personne. Pour se rassurer, elle se rappela que la nuit était encore jeune, loin de l'heure à laquelle avait eu lieu leur rencontre la veille. Si pressée qu'elle avait été, elle arrivait bien trop tôt. Alors elle attendrait. Jusqu'au petit jour s'il fallait.
L'Oiseau s'échappa. Elle, s'assit au bord du ponton, pieds dans l'eau. Si tout ce passait comme prévu, elle ne pourrait sentir l'océan avant quelques temps. Elle prendrait son mal en patience, comme maintenant.

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